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Mort et Résurection : Découvertes du lundi 13 mai 2019


Nous étions restés, lors de la dernière séance, sur bien des questions. Bien sûr, les contemporains de Jésus croyaient à une résurrection, mais nous ne savions toujours pas ce que ce mot recouvrait.

D’après le Nouveau Testament où vont les humains après leur mort ?
Les textes Luc 20, 27-38 et Luc 16, 19-31 nous apprennent que le monde dans lequel vont les morts n’a rien à voir avec celui qu’ils connaissent de leur vivant. C’est un monde où on est « pareils à des anges ».
De plus, à travers l’épisode du pauvre Lazare qui jouit du bonheur à côté d’Abraham, nous apprenons qu’il n’y a aucun passage d’un monde à l’autre : nous fabriquons notre destin pendant notre vie, cela détermine notre vie après notre mort, et on ne peut même pas envoyer quelqu’un pour avertir de ce qui se passe après la mort. De toute façon, il ne serait pas cru.
Les deux textes suivants font allusion au paradis. Là encore, que signifie ce mot ? Luc 23, 41 porte la promesse de Jésus à celui qui est crucifié avec lui : « demain, tu seras avec moi au paradis ».
Le paradis... c’est ce lieu de la création, en Genèse 2, d’où l’humain est chassé après la faute, mais qu’on retrouve en Apocalypse 2, 7 contenant l’arbre de vie « bon à manger ». La création telle que Dieu la voulait.

La vie après la mort :
Les textes suivants nous montrent bien que Jésus-ressuscité est différent d’un simple humain.
En Marc 16, 1-8, il accomplit une parole qu’il avait dite, mais comment peut-il être déjà en Galilée ? En Luc 24, 35-53, il est le crucifié, on peut toucher ses plaies, en Jean 20, 11-23, Marie-Magdeleine ne le reconnaît pas, signe qu’il est tout autre que celui qu’elle a connu. Ce n’est donc pas une vie qui continue après la mort, c’est autre chose. Ce sera encore plus évident en Actes 1, 7-11 dans le récit de l’Ascension : il est « enlevé au ciel », ce que nous avions déjà rencontré pour des personnages de l’Ancien Testament : Hénoch, Elie.

Et nous, comment ressusciterons-nous ?
Apparemment, la question inquiète les Thessaloniciens. Si bien que le texte en 1 Thessaloniciens 4, 13-18 donne des indications très précises sur l’ordre selon lequel se fera la résurrection. De quoi rassurer : « Au son de la trompette », nous serons « enlevés » et « ainsi, nous serons toujours avec le Seigneur ».
Mais c’est le texte de 1 Corinthiens 15 qui est le plus éclairant. D’abord (v. 11-22) en nous enfermant dans un dilemme : puisque nous proclamons que Christ est ressuscité, c’est qu’il existe une résurrection. Celle-ci ne peut être niée. Sinon, notre foi est vaine. Ou bien, nous avons menti. Mais la mort étant venue par un homme, Adam, la vie est venue par un homme : Christ.
L’ensemble des v. 35-58 part d’un constat : ce qu’on sème n’est pas la plante elle-même, mais une graine qui va être transformée. Et cela implique de passer par la mort.
Ainsi pour l’être humain « semé corruptible, on ressuscite incorruptible (…) semé corps animal, on ressuscite corps spirituel ». C’est bien cette réalité de Jésus ressuscité que nous trouvons dans les récits de ses manifestations après sa résurrection.
« Nous ne mourrons pas tous, mais tous, nous serons transformés ».
Et c’est bien en Jésus-Christ seul qu’est intervenue cette transformation. Lui, qu’on ne reconnaît pas trois jours après sa mort, et qui semble défier toutes les règles de notre finitude. Tous les morts qui l’ont précédé ont pu revenir à leur vie, ils n’ont pas été transformés. Jésus-Christ a vaincu le mal, a vaincu la mort. Lui seul.

« Vous êtes ressuscités » (Colossiens 2, 12 et 3, 1)
Comment comprendre cette formule, alors que nous venons d’affirmer que Jésus-Christ seul est ressuscité ?
C’est que, dans sa résurrection, il ressuscite l’humanité toute entière. Il nous l’a dit : « JE SUIS la Résurrection ». C’est intemporel.
Mais si nous sommes « ressuscités », sauvés, délivrés du mal, comportons-nous comme tels.

Ainsi, il faut relire Romains 6, 3-12 : « Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle » (Romains 6, 4).