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Retour sur la soirée du 5 octobre


Comme nous l’avions prévu, l’assistance était réduite, en cette soirée du 5 Octobre : une quinzaine de personnes, soit la moitié de l’effectif habituel.
Il s’agissait, après deux séances consacrées à l’Ancien Testament, de faire le même travail sur des textes du Nouveau Testament.


Nous étions répartis en 3 groupes sur les thèmes suivants extraits des Evangiles :
- l’appel des disciples
- Marthe, Marie, Lazare
- les deux fils
Comme d’habitude, après un travail en groupe, nous avons partagé nos réflexions et nos questions.

Groupe 1
L’appel des disciples : Matthieu 4, 18-22 ; Marc 1, 16-20 ; Jean 1, 35-45 
Relever les disciples présentés comme « frère de » Pourquoi le choix de frères comme apôtres ? Que dire du regard de Jésus ?

Ce qui frappe à la première lecture, c’est le nombre de références aux frères. Plus exactement, présentés comme tels : pourquoi ? Pour mettre l’un des deux en valeur ? Par exemple Pierre ? Parce qu’il était l’aîné ?
Certainement en tout cas, parce que le nombre de prénoms était peu élevé. Il y a dans les Evangiles, beaucoup de Jean, de Marie, de Jésus... Il fallait les distinguer. De plus, dans ces villages du bord du lac, les fils travaillaient souvent avec leur père avant de lui succéder. D’où la référence.
On se rappellera également que les textes bibliques ne distinguent pas « frère » et « cousin ». Tous ne sont donc peut-être pas frères au sens où nous l’entendons.
Enfin, Jésus les « voit » -on sait l’importance de son regard sur les personnes- et on peut considérer que son choix nous est mystérieux.
Une mention spéciale doit être faite des « fils de Zebedée » qui, comme leur mère, demandent à siéger dans sa gloire.

Groupe 2 :
Marthe, Marie, Lazare : Luc 10, 38-42 ; Jean 11, 1-5. 19-45.
Dans chacun de ces textes, examiner précisément comment les deux sœurs sont présentées, comment elles agissent, quelles sont leurs relations, entre elles, avec leur frère, et avec Jésus. Qu’apporte de plus Jean 12, 1-7 ? Quelle utilisation du thème ?

Luc 10, 38-42 : le moins qu’on puisse dire des relations entre les deux sœurs, c’est que cela commence mal ! Marthe est chez elle, prépare « un service compliqué » nous dit le texte, et au lieu de demander à sa sœur de l’aider, elle s’adresse à Jésus pour qu’il intervienne auprès d’elle.
On se contente souvent de conclure sur « la meilleure part » que constitue le fait d’écouter Jésus, mais l’’image va s’enrichir avec les textes suivants.
Jean 11, 1-5. 19-46  : le village est présenté comme celui « de Marthe et Marie », et devant la maladie de leur frère, ce sont « les sœurs » qui envoient vers Jésus pour l’avertir. Dans la suite du récit, c’est généralement Marthe qui est nommée en premier et prend les initiatives : c’est elle qui va au devant de Jésus, tandis que Marie est restée « assise dans la maison ». C’est elle encore qui va chercher Marie en conversation avec Jésus sur la résurrection.
On a là, à partir des caractères de deux sœurs, de leur amour pour leur frère, le cadre d’un important échange avec Jésus sur la mort et la résurrection.
Tout cet ensemble est complété par le début du chapitre 12 où gestes pieux et charitables sont respectivement remis à leur place.

Groupe 3 :
Les deux fils : Luc 15, 11-32 ; Matthieu 21, 28-32.
Dans chacun de ces textes, examiner précisément comment les deux frères sont présentés ; comment ils agissent ; quelles sont leurs relations. Quelle utilisation du thème ?

Luc 15, 11-32
Le texte commence directement : un homme a deux fils, le plus jeune demande sa part, s’en va, dépense tout en menant la belle vie. Puis, la situation change, la famine s’installe, et regrettant la vie chez son père, il décide de rentrer auprès de lui, et de lui exprimer ses regrets.
Celui-ci l’accueille chaleureusement, fastueusement. Mais le frère aîné qui n’a pas été tenu au courant, le prend très mal malgré les explications de son père qui l’interprète comme un le retour à la vie de son frère. Lui au contraire, qui a toujours servi fidèlement, n’a jamais rien obtenu.
Si on regarde bien le texte, on s’aperçoit qu’il est surtout destiné à mettre en avant l’extraordinaire bonté du père. Les deux fils ne sont que prétexte à cette bonté. Ils n’interviennent même pas dans l’explication. D’ailleurs, ils ne se rencontrent pas. Aucune importance au fait qu’ils sont frères. Tout juste peut-on remarquer que c’est l’aîné qui est sérieux mais sans amour, et le plus jeune qui fait des bêtises, mais est capable de retour sur lui-même.
Matthieu 21, 28-32 : dans ce texte plus encore que le précédent, les deux frères sont prétexte à faire passer une idée : ici, faire la volonté de Dieu. Mais à la différence de Marthe et Marie, ils n’ont aucune existence. Ils sont simplement « le premier » et « le second ». Seule compte la réponse utile à la démonstration.

 

Pour tous les groupes : à partir de Luc 15, 11-32, imaginer les retrouvailles entre les deux frères.
Les réponses ont été décevantes, essentiellement par manque de temps. Il y a eu : la réconciliation (type Ancien Testament), l’accueil simplement, « engueulade », explication sur la vie, la jalousie de l’aîné face à son frère qui a su en profiter.