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Marie et le vocabulaire de la parenté


Il s’agissait lors de cette séance, de voir ce que les textes permettent de conclure sur les points que nos Eglises interprètent différemment, concernant la virginité de Marie, et l’éventualité que Jésus ait eu des frères et des sœurs.

Pour éclairer la place de Marie dans nos liturgies :
Chez les catholiques, quelques dates du calendrier  : 2 février la présentation au temple, 25 mars l’Annonciation, 15 août l’Assomption et 8 décembre l’Immaculée conception. L’Eglise catholique a institué ces fêtes et en a défini les dogmes qui rappellent que Marie en intercédant auprès de son fils, Jésus, représente un intermédiaire vers Dieu.
Chez les protestants, nous vous proposons d’aller consulter le document dans le portfolio. (Document présenté sous forme d’image que vous pouvez agrandir pour en faciliter la lecture, cliquer droit sur l’image-afficher-zoomer.)

Puis nous avons réfléchi à partir du texte de Matthieu 1 verset 25 : "mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus."
Que déduire de la suite des relations entre Marie et Joseph ? Rien.... mais le point important n’est-il pas que Joseph n’est pas le père biologique de Jésus ?

Deux groupes ont ensuite travaillé sur des thèmes différents : (voir en fin de texte les 2 séries de versets)

1) le vocabulaire de la parenté :
Si certains textes permettent de voir que le mot "parents" fait bien référence à Marie et à Joseph dans leur rôle de parent - ainsi quand ils recherchent Jésus resté au Temple (Luc 2, 41-50) - d’autres représentent la parenté au sens large de la famille (Marc 6, 4).
De même pour le mot "frère" dont le sens parait parfois ambigu. Le texte le plus éclairant étant Matthieu 12, 46-50. Comme quoi le sens profond est plus important que l’éventuel sens littéral, et le dépasse.
Enfin, à partir de Colossiens 4, 10, nous avons découvert qu’il existe un mot - dont c’est le seul emploi ici - pour caractériser le cousin. Il est donc injustifié de considérer que le mot "frère" pourrait être employé au sens de cousin, puisque le mot existe.

2) le vocabulaire de la parenté : deux mots de cette même racine "gen" représentant la "génération" ont encore été étudiés.
Le mot employé pour caractériser Elisabeth, le plus souvent traduit par "ta parente" est lui aussi le seul emploi dans toute la Bible. Quelques autres mots de cette racine signifient nettement "parenté", famille au sens large.

Premier-né, fils unique
Est-ce que Jésus a eu des frères et des sœurs, certains croient en trouver la preuve dans l’utilisation du mot "premier-né" : si on dit de Jésus qu’il est le premier-né, cela signifierait qu’il aurait eu des frères et des sœurs après lui.
A lire les textes où le mot est employé, on s’aperçoit que le premier-né est très important, et cela, dès l’Ancien Testament. Mais pour Jésus, il est "Premier-né de toute créature", "Premier-né d’entre les morts"(Colossiens 1, 15-18). Autrement dit, cela ne signifie pas le premier-né d’une fratrie.
L’utilisation du mot "fils unique" aboutit aux mêmes conclusions : Jésus est le "Fils unique" du Père (Jean 1, 18), et par déduction, dans sa relation au Père, Jésus Christ est "Fils unique" et "Premier-né".

De ces recherches, passionnantes, nous avons déduit que ce que nous avons trouvé par l’examen des mots, nous donne à propos de Jésus Christ, des richesses de sens beaucoup plus importantes pour notre foi, que de savoir si Jésus a eu des frères et des sœurs !
Car il est bien l’UNIQUE.
 

 

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