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Le ministère dans le nouveau testament


Pour cette dernière rencontre notre travail a porté sur les mots du ministère.

On sait que la notion de "ministère" est différente selon nos Eglises, avec entre autres, la question de la hiérarchie, et celle de la transmission. Vous trouverez en fin de page un texte sur les ministères catholiques et une définition des ministères extraite de l’encyclopédie du Protestantisme.

Nous avons étudié le vocabulaire employé dans le Nouveau Testament, son sens exact, pour voir ce qu’il en est aujourd’hui des mots qui en proviennent en français. Vous trouverez la page de travail en fin de texte (Fichier 24 avril).

1) Les différentes fonctions :

Le mot "ierus" en grec, le plus souvent traduit par "prêtre", parfois par "sacrificateur" s’emploie généralement en référence aux prêtres selon le judaïsme (Jean 1, 19) ainsi : " Va te montrer au prêtre" dit Jésus au lépreux qu’il vient de guérir (Matthieu 8, 4).

C’est l’épître aux Hébreux qui donnera son sens au mot, en disant que Jésus est le seul prêtre (voir les chapitres 7 et 10 en particulier). Puis le livre de l’Apocalypse l’appliquera aux humains "prêtres de Dieu et du Christ et (qui) régneront avec lui" (Apocalypse 20, 6).

Le mot "presbutéros" qui en réalité, signifie "plus âgé" ou "assez âgé", a donné le mot prêtre. Il est le plus souvent employé avec "grands prêtres" et "scribes", et traduit par "ancien". Quel est leur rôle ? Ils semblent en avoir un, mais il n’est pas facile de le voir. Un texte lui donne un sens plus général en Matthieu 15,2 qui fait référence à la "tradition des anciens" de se laver les mains, que les disciples de Jésus ne respectent pas.

"épiscopos" a donné le mot "évêque". En grec, il signifie exactement : celui qui "in-specte" au sens de "jeter un regard sur". Il est souvent traduit par "gardien", parfois par "berger", ce qui est dommageable, puisqu’il y a un autre mot pour le berger. Parfois aussi, les traducteurs gardent le mot "épiscope", ce qui est sans doute le meilleur, laissant l’incertitude de la fonction. De toute évidence, il fait partie des responsables, puisqu’on lui demande d’être "irréprochable en sa qualité d’intendant de Dieu" (Tite 1,7). Notons aussi que le mot n’est jamais employé dans les évangiles, et une seule fois dans les Actes.

"diaconos" a donné le mot "diacre" avec le sens de "serviteur" ainsi en Matthieu 22, 13 distinct de l’esclave "doulos" évidemment beaucoup plus employé.

Le Serviteur c’est Jésus. Quant aux "diacres", ils font partie de ceux à qui on demande une vie irréprochable, ils effectuent un "service", sont parfois cités avec les épiscopes. Comme eux, ils sont mariés.

Le mot n’est presque pas employé en grec classique, ce qui semble indiquer une fonction nouvelle. Notons enfin, l’existence d’une femme "diacre" -c’est le même mot- Phœbé citée en Romains 16, 1.

2) Pierre et la primauté :

Le nombre de fois où Pierre est mentionné dans le Nouveau Testament par rapport à Jacques ou André, est dans la proportion de 1 à 5 ou 10. Lui sont adressées aussi, des paroles qui montrent son rôle prépondérant dans le groupe des disciples, ainsi : "Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise" (Matthieu 16, 18-19).

Comment en est-on arrivé à l’actuel rôle de l’évêque de Rome, le Pape ? Il faut pour cela, passer par l’histoire, ce que fit Paul Paumier, professeur d’histoire à l’Université de Rouen. Partir de l’époque des 5 pariarcats, où l’évêque de Rome jouissait d’une primauté d’honneur. On faisait appel à lui dans les cas difficiles. En outre, c’était le seul partriarcat à l’Occident, les autres (Jérusalem, Antioche, Constantinople et Alexandrie) étant à l’Orient, ce qui fut encore plus important avec la rupture entre l’Orient et l’Occident. De plus, Rome est le lieu de la mort de Pierre.

3) La transmission :

De l’examen des textes, il apparaît qu’on "désignait" ceux à qui on confiait une charge, par une élection à main levée. Le geste d’imposer les mains est lié à la venue de l’Esprit.

Un texte de l’Encyclopédie du Protestantisme, que vous trouverez dans le portfolio (sous forme d’image que vous pourrez agrandir à votre gré) apporte un autre éclairage sur l’imposition des mains.

Pour terminer la soirée, le texte de l’évangile de Jean 21 versets 1 à 17. Dans ce dialogue entre Simon Pierre et Jésus, pour les demandes faites par Jésus le terme grec utilisé est agapéo et pour la réponse de Simon Pierre le terme est fileo (être ami).

Bonne réflexion à tous avec l’ensemble des documents joints et rendez-vous au premier trimestre 2017 pour un nouveau sujet : Le sacrifice.

Portfolio

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